Depuis toujours, la manière de consommer le sport se fait en grande partie à travers la télévision et ses dérivées technologiques récentes. Tout le monde ne peut se rendre au stade pour diverses raisons et il existe toujours une question autour du diffuseur de tel match ou telle compétition sportive. 

La manière de consommer le sport a véritablement changé ces dernières années et plus particulièrement, ces derniers mois. Les raisons que l’on connaît tous ont poussé les plus grands supporteurs à quitter les stades temporairement pour se concentrer plus devant la télévision ou les autres supports médiatiques. Des groupes ont alors sauté sur l’occasion en lançant des dispositifs novateurs dans le monde du sport. 

Loin de ce qu’ont connu nos aïeux avec seulement quelques chaînes disponibles, les dernières générations disposent aujourd’hui de moyens alternatifs et instantanés pour regarder du football, du tennis ou tout autre sport qu’ils chérissent. Quelles sont les nouvelles manières de regarder du sport ? 

La manière de consommer du sport à la télévision a considérablement changé au fil des années

Les grands pontes du secteur s’adaptent 

Enclins à limiter les montées en puissance de nouvelles chaînes 100% digitales ou proposant un contenu alternatif, les leaders du secteur s’adaptent pour rester maîtres en leur domaine. En France, ce sont des chaînes comme BeIn Sports, Canal + ou encore Eurosport qui sont allègrement considérées comme des références, depuis de nombreuses années. 

Loin du téléspectateur médian attendant son match à une certaine heure, le nouvel abonné a changé ses habitudes. Pour cela, une chaîne comme Canal + a par exemple développé des applications mobiles extrêmement précises et visant à intégrer l’amateur au cœur de l’événement qu’il regarde. 

Les jeunes téléspectateurs veulent vibrer et vivre une course ou un match de l’intérieur. Canal + l’a bien compris et propose par exemple, depuis plusieurs mois sur son application MyCanal, des options supplémentaires pour le téléspectateur étant au fil des années, devenu un mordu de statistiques, données et autres précisions. 

Il est par exemple possible de suivre la caméra d’un pilote précis sur une course de Formule 1, de suivre les statistiques d’un joueur de rugby en live ou même, de revoir un but inscrit avant notre arrivée sans ne jamais perdre le fil du match en direct. Avec de telles avancées, Canal + a prouvé ces derniers mois qu’elle continuait d’innover et qu’il était légitime qu’elle reste une actrice majeure du sport à la télévision. 

Suivre uniquement la caméra de Lando Norris est possible sur un Grand Prix

L’alternative DAZN 

Il est fort probable que vous connaissiez Netflix, acteur majeur du divertissement en ligne et considéré comme une référence par son système de streaming, disponible où l’on veut et quand on le souhaite.

DAZN, à prononcer « Da Zone », est une entreprise de médias anglaise qui suit exactement le même principe et bouleverse logiquement, le monde du sport par de telles pratiques. Créé en 2015 outre-Manche, le service s’est exporté un peu partout dans le monde, notamment en Allemagne où les abonnements explosent chaque mois. 

L’idée séduit les téléspectateurs qui peuvent s’abonner à moindres frais et sans engagement, à un catalogue d’évènements souvent fourni. Accessible uniquement depuis l’application ou une Smart TV, le service révolutionne le monde du sport par son originalité, qui tend clairement à devenir une norme. 

DAZN est donc un acteur entrant dans la négociation des droits télévisuels de chaque compétition lançant un nouvel appel d’offres au cœur d’un pays où le service est disponible. En France, son arrivée serait imminente puisque le journal L’Équipe, toujours très bien informé à ce sujet, a dévoilé que la ligue de football professionnelle aurait pris contact avec l’entreprise pour une potentielle diffusion de son championnat. 

L’illégalité a la cote 

À chaque événement sportif majeur, il est extrêmement fréquent d’entendre et de se rendre compte que des moyens de regarder ledit évènement sont recherchés. Ressortent alors les fameux sites de streaming, bien connus des personnes n’étant pas abonnés aux différentes chaînes privées propriétaires des droits de diffusion, mais également, l’IPTV. 

Par un boîtier connecté à internet, l’utilisateur accède à des chaînes au prix d’un abonnement, très souvent annuel, défiant toute concurrence. 

À l’instar du streaming gratuit, l’IPTV est une pratique illégale que s’efforcent de combattre chaque année, diffuseurs, fédérations et clubs et ainsi, lutter contre des pertes abyssales. Du côté des fraudeurs, on justifie une telle initiative par les prix parfois exorbitants des différents abonnements pour le sport.